Courrier adressé à l’association “Les Amis des Tuileries”
Lorsque l’on regarde la présentation du jardin des Tuileries sur le site du Musée du Louvre, on y lit ceci : « Les jardins des Tuileries et du Carrousel forment un écrin de verdure autour du Palais du Louvre. Lieux de promenade s’animant au rythme des saisons, ils sont aussi le cadre d’activités proposées pour les petits et les grands ».L’esplanade des Feuillants côté rue de Rivoli avait été plantée de mûriers sous Henri IV pour l’élevage des vers à soie.
Voici décrit le jardin des Tuileries, un lieu de calme, d’élégance historique mais aussi le cadre d’activités. La définition de ces activités nous semble manquer de transparence et de respect de la fragilité d’un jardin.
Le Jardin du Louvre, nouvelle appellation depuis que son administration est de la responsabilité de l’ EPGL (Etablissement public du Musée du Louvre) est un espace public or il accueille des manifestations commerciales à caractère de parc d’exposition. On imagine mal que la commercialisation soit nécessaire pour son seul entretien.
Un état des lieux doit être entrepris et rendu public, un cahier des charges rédigé en rapport avec l’ajustement nécessaire aux besoins de tous et de chacun.
Ce petit espace de promenade ou de repos parisien, dont notre cœur de capitale a besoin, autant pour les nombreux visiteurs occasionnels que les riverains, peut trouver une harmonie entre les différents intérêts. Les cris des enfants devant Guignol ou les hennissements des petits poneys ne doivent pas nécessairement être remplacés par les hurlements de frisson des manèges à sensation.
Ce jardin doit vivre, la tradition et la modernité pourraient s’y retrouver autour de jeux musicaux, de performances artistiques, de lectures, de salons, tous ces évènements en rapport avec l’excellence du lieu et avec des structures mobiles moins désastreuses pour le sol (Il était inutile de refaire le sol à l’identique de Lenôtre pour le détruire à chaque installation).
Le mouvement démocrate souhaite engager, dès le lendemain des municipales, un dialogue fructueux entre l’administration du Louvre, les conseillers de quartiers, les associations, les riverains, la Mairie de Paris et du premier arrondissement pour que ce jardin demeure un écrin de verdure vivant.
Paule Champetier de ribes

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